Docteur Docteur Philippus Theophrastus Bombastus von Hohenheim (1492-1541)
Paracelse, de son vrai nom Philippus Theophrastus von Hohenheim, naquit en 1492 près de Zurich; son père était médecin. Il lui enseigna la médecine, l'alchimie et la chirurgie. Il étudia à l'université de Bâle, notamment les œuvres d'Hildegarde de Bingen et de Jean Trithème. Il prit un pseudonyme par la nécessité qu'il y avait à l'époque de se faire connaître en latinisant son nom. Paracelse peut être une référence au médecin Celse à moins que ce ne soit une sorte de traduction gréco-romaine de son nom de famille ( Hohenheim aurait pu signifier "près du ciel ".Mais il semble plutôt que son nom de famille signifie : " maison haute ") Il se peut que Paracelse ait aussi pour signification "celui qui est illuminé, qui est prés du ciel"
Il voyagea dans toute l'Europe: le Portugal, l'Espagne, l'Italie, le Danemark, les Pays Bas, la Suède et la Russie. D'après ses propres dires, il alla même en Egypte et à Damas. Affirme avoir reçu la "Pierre Philosophale"de Salomon Trismosinus à Constantinople. Il vécut aussi en Autriche et en Hongrie. Il mourut en 1541 à Salzbourg dans l'hôpital St Etienne à l'âge de 48 ans.
Paracelse parle de la Rose Croix
Il restera connu comme le précurseur de l'homéopathie. En médecine, il enseigna la théorie des signatures. Pourtant, ses idées n'ont pas été toutes bien comprises à son époque
Nombreux aujourd'hui sont ceux qui se référent à ses travaux. En fait il est aussi considéré comme un des pères de la médecine expérimentale. Il est à l'origine de l'émancipation de la médecine par rapport aux anciennes croyances spéculatives. Pour lui la seule vrai médecine doit être basée sur l'expérience. Expérimenter la Nature pour soulager la souffrance de ses semblables, c'est ce qu'il fit durant toute sa vie. Chirurgien, il était largement en avance sur son époque, préconisait de maintenir les plaies propres. Au lieu de faire souffrir en détergeant ou en brûlant les chairs, il préférait utiliser la "mumie", composé à base d'huiles essentielles. Ou encore les procédés alchimique tels que les sels de cuivre ou l'argent. Il enseignait que :
"Les blessures et les plaies ont leur loi de réparation."
Et aussi
"La nature ne suis pas l'homme c'est l'homme qui doit la suivre "
( formule que l'on retrouvera un peu différemment chez Descartes) . C'est aussi une des bases des principes d'éthiques de la Rose Croix.
On lui doit aussi d'avoir préconisé l'extension-contension des fractures avec l'aide de cercles de fer maintenus séparés par des tiges tendues un peu comme les appareillages modernes actuels
Voici quelques uns de ses principes médicaux.
"Tout est poison, rien n'est poison, c'est la dose qui fait le poison"
Dans tous ses traités il ne cesse de parler de "Notdurft": de ce qui fait défaut en l'être humain…En fait on peut y voir là une bonne définition des défauts: le manque des qualités ou vertus correspondantes de l'âme : non manifestées. Donc défectueuses.
En matière de maladie le médecin devrait faire le serment suivant:
"Je fais serment de ne pas faire de supposition, mais de savoir "
Il se plaint de la médecine de son époque :
"Les grandes écoles font des médecins qui sont incapables, inefficaces, et sans conscience. C'est un vrai péché contre l'Esprit. …le vrai médecin voit. Ceci découle de la connaissance allumée en nous par la nature. "
Sur l'évolution de la maladie et de la santé :
"Chaque heure apporte avec elle du neuf, de sorte que rien ne demeure identique à soi. Car, s'il en était ainsi, le malade demeurerait malade et ne connaîtrait ni amélioration, ni aggravation; et l'homme bien portant demeurerait bien portant."
"On ne peut pas guérir une maladie avant l'heure. Il faut le temps"
Paracelse considérait que la maladie, tel un cycle descendant, nécessitait un cycle ascendant vers la guérison, parfois aussi long que la maladie avait mis de temps à se constituer. Sur l'ordre et l'origine de la maladie il disait:
"La maladie n'est pas dans la matière, ou dans un plus ou moins de matière; elle est en rapport avec les Forces qui, ensemble, composent selon un ordre donné, l'organisme humain. L'organisme qui peut connaître, du fait de cet ordre perturbé, des dérangements caractéristiques et multiples."
"Lorsqu'une substance ne reste pas dans l'ordre, dans son rang, il y a dissonance. La discordance résulte de l'orgueil de la substance. Autrement la santé résulte dans leur équilibre et dans leur harmonie."
Il attribue la santé à trois principes ou éléments: le sel, le soufre et le mercure. Pour expliquer ce que sont des éléments et leur force invisible il prend l'exemple suivant:
"Si vous prenez la branche d'un arbre, vous voyez du bois, vous ne voyez pas ces éléments. Mais brûlez le bois et vous verrez comment le mercure s'en va en fumée, comment le sel apparaît dans la cendre et comment le soufre a consumé le bois par le feu. Mais pourtant les trois étaient tout aussi présents dans la branche auparavant, mais voilés par la vie."
Il semble faire référence dans cet exemple à la composition triple de l'être humain selon l'ontologie rosicrucienne : l'Ame, le corps psychique et le corps physique. C'est l'Harmonie entre ces trois états de l'être et l'équilibre de leur composition qui maintient la santé.
Il connaissait l'existence du magnétisme curatif et employait l'aimant à des fins thérapeutiques :
"L'aimant est favorable pour toutes les inflammations , flux et ulcérations, dans les maladies de l'intestin et de l'utérus, dans les affections internes aussi bien qu'externes. Il a un pouvoir sur toutes les maladies qui se propagent à partir d'un centre, sans cesser d'affecter celui-ci , et l'application sur ce centre peut y ramener la maladie, la circonscrire et l'arrêter. La règle d'or de la médecine consiste précisément à arrêter l'extension du mal , à le rassembler et à le faire disparaître"
Paracelse parle de la Rose Croix
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